Infections sexuellement transmissibles

  • La chlamydia

    Le plus souvent, elle est asymptomatique, mais elle peut se manifester par des sécrétions anormales, des douleurs au bas ventre ou des douleurs au moment d’uriner. Le dépistage se fait par frottis pour les filles et prélèvement d’urines pour les garçons.
    La chlamydia est très contagieuse. En Belgique, 1 personne sur 20 est infectée.
    La transmission se fait par contact sexuel ou de la mère à l’enfant.
    Elle se traite facilement par antibiotiques, mais peut entraîner, en l’absence de traitement, une inflammation des trompe à l’origine d’une stérilité chez la femme.

  • La gonorrhée

    Souvent asymptomatique. S’il y a des symptômes, il s’agit de brûlures en urinant, sécrétions anormales, douleurs dans le bas ventre.
    Le dépistage se fait par frottis pour les filles et prélèvement d’urines pour les garçons.
    La transmission se fait par contact sexuel ou de la mère à l’enfant.
    Elle se traite facilement par antibiotiques, mais peut entraîner, en l’absence de traitement, une inflammation des trompe à l’origine d’une stérilité chez la femme.

  • Le papillomavirus

    Il existe plusieurs types de virus HPV. Certains sont susceptibles d’entraîner certaines formes de cancer du col de l’utérus. Afin de réduire les risques d’infection, deux moyens sont disponibles : le dépistage régulier et la vaccination. En Belgique, la vaccination est recommandée pour les jeunes filles entre 13 et 15 ans et le frottis de dépistage est préconisé tous les 3 ans (remboursement tous les 3 ans). La vaccination ne dispense pas du dépistage.
    Tant la question de la vaccination que celle du rythme du dépistage doit être discutée en consultation avec le médecin.
    Un dépistage régulier permet d’intervenir précocement en cas d’anomalie détectée. Une anomalie lors d’un frottis ne veut pas dire cancer du col, mais nécessite un suivi particulier qui sera discuté en consultation.

  • Le condylome

    Il s’agit de verrues ano-génitales dues à une infection par un certain type de virus HPV (human papillomavirus). Cette IST est très contagieuse par contact sexuel (pénétration vaginale, anale, cunilingus, anulingus, fellation, …) et par contact cutané avec les lésions.
    Le dépistage peut se faire par observation des lésions ou par frottis. Il existe plusieurs types de traitements, mais ils nécessitent un suivi, vu le risque de récidive.

  • Le VIH/Sida

    A l’heure actuelle, le Sida ne se guérit pas ! Les traitements retardent et ralentissent la survenue de la maladie.
    La transmission se fait par contacts sexuels (sperme, sécrétions vaginales, liquide séminal), par le sang et de la mère à l’enfant.
    Le dépistage doit être effectué 3 mois après la relation sexuelle supposée à risque. Les tests actuels (de 4eme génération) permettent un premier test entre 4 et 6 semaines après le rapport. Toutefois, si ce premier test est négatif, il devra être confirmé à 3 mois, pour être considéré comme fiable à 100%.
    Il est parfois difficile d’évaluer le degré de gravité du risque encouru. Il existe des centres de référence Sida, tels que le CETIM (http://www.stpierre-bru.be/fr/service/autres/cetim.html), qui peuvent vous y aider, et le cas échéant, vous proposer un traitement post-exposition. Ces traitements ne sont donnés qu’après une évaluation du risque par le médecin et au plus tard dans les 72 heures après le rapport. Il s’agit de traitements préventifs, permettant de réduire le risque de contamination. Ces traitements sont lourds : ils nécessitent un suivi sur plusieurs mois et son efficacité ne peut pas, à l’heure actuelle, être garantie à 100%.

  • Les hépatites B et C

    Les symptômes peuvent apparaître dans les 2 à 8 semaines après la contamination (fièvre, fatigue, jaunisse). Ensuite, ils disparaissent, mais les hépatites peuvent devenir chroniques et évoluer vers une cirrhose ou un cancer du foie.
    La transmission peut avoir lieu par voie sexuelle, par le sang ou de la mère à l’enfant pour l’hépatite B. La transmission de l’hépatite C par voie sexuelle n’a lieu qu’en présence de sang.
    Un vaccin existe pour l’hépatite B mais pas pour la C. Les traitements ne permettent pas toujours la guérison : on parle alors d’hépatite chronique.

  • La syphilis

    La syphilis se présente très souvent sans symptôme. Quand ils sont présents, ils évoluent en 3 stades au cours desquels les symptômes diffèrent. En l’absence de traitement, la syphilis peut entraîner de graves atteintes au niveau des organes vitaux et du système nerveux central (cœur, cerveau, œil et os)
    La transmission de se fait par contact sexuel, par contact avec les lésions cutanées, par le sang et de la mère à l’enfant.
    Le traitement se fait par antibiotiques, mais nécessite un suivi pour en vérifier l’efficacité.

  • L’herpès génital

    L’herpès génital est un virus. Les symptômes peuvent apparaître très longtemps après la contamination. Ce sont alors des vésicules ou cloches remplies de liquide et ensuite des boutons sur les parties génitales ou l’anus, souvent très douloureuses, et des douleurs en urinant.
    Le dépistage se fait par l’observation des lésions, le frottis ou la prise de sang. Le traitement consiste en des antiviraux, mais ne guérissent pas. En effet, on traite le symptôme et on freine les récidives, mais on reste porteur du virus à vie.
    La transmission se fait lors des rapports sexuels, par contact direct avec les lésions ou par contacts avec les sécrétions génitales. En cas d’herpès buccal (bouton de fièvre), la transmission orale – génitale est rare, mais reste possible. La transmission se fait également de la mère à l’enfant.